ACCUEIL > PROJECTS > INFILTRATIONS DIGITALES > DEMI-PAS (OPENING 'INFILTRATIONS DIGITALES')
PROJET
Infiltrations Digitales

LIEU
Dexia Art Center
Rue de l'Ecuyer 50
Bruxelles 1000

PRODUCTION
PARTENAIRES
demi-pas (opening 'Infiltrations Digitales')
reversed camera projection-performance
Julien Maire (FR)

30.09.109910 - 00h00

performance - arts visuels - culture digitale

"Demi -Pas " est un court-métrage projeté en "caméra inversée" : des micros-mécanismes, introduits directement à l’intérieur d’un projecteur adapté, réalisent en direct une projection animé de modèle cinématographique. Sorte de théâtre projeté, "Demi pas" invente ses propres moyens d’action et de narration. Des éléments réels ou des sujets photographiques découpés sont mis en mouvement directement au sein du projecteur.
Basé sur ce principe experimental de projection, le film raconte cependant une histoire fort simple : la journée de travail d’un homme , son repas, sa soirée. "Demi-pas " reconstitue une réalité quotidienne et souligne les aspects complexes ou dérisoires de cette réalité ...

Deux projection-performances sont prévues. La première commencera à 20h30 (durée 20 minutes); la deuxième en milieu de soirée.

Julien Maire, born 1969 in Metz (F), studied art in Metz. Solo exhibitions at Galleries in France and Germany , his work was also shown at „Les rencontres internationales de la photographie“ Arles, „Hull Time Based Art,“ Hull, Centre National de la Photographie, Paris, „International Symposium of Shadow,“ London. Performances include venues such as Site Gallery Sheffield, Festival „EXIT,“ Maison des Arts de Créteil, Transmediale 01, 04, ZKM, Ars Electronica 04 and Dundee Contemporary Art Center.

Texte du Prof. Dr. Siegfried Zielinski
Kunsthochschule für Medien , Koeln
Academy of Arts and the Media


Après avoir vu pour la première fois, au cours des Transmédiale en février 01, la fantastique performance de Julien Maire, j’ai profondément été touché par la poésie, la perfection, la simplicité de son art. Alors que de nombreux artistes et installateurs, à grand s renforts de technique et d’électronique, ne se lassent pas de nourrir le malentendu qui voudrait que chaque apparition esthétique fugitive sur un écran ou un moniteur serait de l’art, le travail de julien Maire se construit avec les moyens les plus simples. Reproduction miniature du quotidien, photographies, mécanismes et éléments naturels sont directement introduits à la lumière du projecteur. L’appareil et à la fois camera, producteur et projecteur de l’image. Les cadres dans lesquels les objets et les images aspirent à la vie deviennent des scènes, des studios miniatures, dont les résultats sont immédiatement visibles en agrandissement multiple. Avec ces moyens, l’artiste réalise ce pour quoi la production cinématographique internationale engloutie des sommes suffisantes à financer l’éducation d’un pays entier. Il raconte des histoires, interprète des effets étonnants et énigmatiques, plonge le public dans un monde artificiel de lumière et d’ombres. Mais la différence principale est que la réalité projetée par julien Maire est incomparablement plus poétique et ludique que celle qui sort des grands studios commerciaux. Ses effets ne sont ni exagérés, ni esthétisants. Pour les spectateurs, chaque manipulation est visible et audible : le fonctionnement de sa machine à illusions et totalement transparent. L’air de rien, l’artiste commente ainsi le dilemme de l’art multimédia des dix dernières années, qui, malgré sa tendance pour l’interactivité, camouflait les règles et les programmes qui se déroulaient derrière le vu et l’entendu. Aux boîtes noires des machines à calculer, aux installations complexes, Julien Maire juxtapose une chambre claire de laquelle sont projetées sur l’écran, ses mouvements fragiles, son théâtre de machines miniatures, ses fictions.

Text by Timothy Druckrey ( extract from "Future Cinéma", M.I.T press / Z.K.M ):
Julien Maire’s Imaginary Archaeologies

Maire’s Demi-Pas (Half-Step) transforms the image machine into a time machine by evoking both mechanical and physical movements. The adapted projector of his earlier work becomes a computer-assisted one in this work. The ‘stepper motors’ and the ‘half steps’ of human motion are linked as the projected images establish a dynamic relationship between image and movement, sensation and narrative. By layering image and performed interventions into the projected scenes, the images and operations differentiate themselves spatially with perceived realities weaving in and out of perceptibility. Maire’s performances play in the interstices between machine and image and provoke a serious reconsideration of the ‘cinemaginary’ interface.


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